Maëlle éducatrice de l’équipe U 15F du club
Depuis combien d’années es-tu au FCM INGRE ?
« J’ai commencé le foot à Bazoches les Gallerandes, petit club de Beauce au nord d’Orléans dès l’âge de 5 ans et pendant 10 ans j’ai joué avec les garçons.
Je suis devenu éducatrice à 16 ans pour entrainer les garçons de U7 à U17.
Je suis arrivé à il y a quelques années en tant que joueuses sous la présidence de Jean-Luc Arrondeau qui démarré le foot féminin à Ingré.
Mais comme nous n’étions pas assez nombreuses, nous sommes partis à Saint Jean le Blanc.
Mais avec l’arrivée de Jacky et Marie-Chantal, il y a 3 ans, nous sommes revenus car ils souhaitaient redévelopper le foot féminin.
Nous sommes revenus aussi pour l’ambiance et les installations.
Le pôle féminin a été créer cette année-là, et j’ai pris en charge un groupe de filles U13 ».
Raconte-nous tes débuts en tant que coach avec ton groupe ?
« Je suis vraiment parti d’une feuille blanche, elles ne connaissaient pas les limitations des terrains, comment faire une touche par exemple, c’était vraiment de la découverte pour toutes les filles, mais elles étaient motivées.
C’est un autre état d’esprit que les garçons mais comme je suis une femme cela ne m’a pas posé de problème au contraire je me suis vite adaptée.
Mais comme je n’ai pas « la langue dans ma poche », la première année il y a eu quelques frictions mais c’est tout à fait normal ».
Le pôle féminin a donc été lancé ?
« C’est ça, et la deuxième année, on a pu faire un groupe de filles U13 et un autre U15.
Aujourd’hui on a un groupe de +/- 20 filles en U15, car grâce au collège entre copines d’autres filles sont venues au club.
On va pouvoir faire deux équipes au niveau départemental, et franchement elles sont assidues aux 2 entrainements hebdomadaires même en hiver.
Elles commencent à gagner des matchs. »
Peux-tu nous faire un topo sur l’apport du football pour ce groupe de filles encore adolescentes ?
« Au début c’était nouveau pour moi, j’ai appris à les connaitre.
Il y avait toutes les catégories sociales avec beaucoup de mixité sociale et disons quelques difficultés comportementales entre elles.
Au bout de 3 années, leur comportement a bien évolué.
Par exemple, une surveillante du collège m’a indiqué pour certaines d’entre elles, le football a été bénéfique.
Elles sont plus stables dans leurs têtes et sont par exemple beaucoup moins collées au collège ».
Et l’aspect compétition ?
« Il a fallu progressivement le mettre en place dans un cadre précis.
Certaines des filles à 13-14 ans n’avaient jamais fait de sport, par exemple elles n’avaient pas de coordination.
Certains parents sont venus me voir pour m’expliquer que ça n’avait rien à voir par rapport au début, ils étaient impressionnés par l’évolution de leurs filles.
Au début, elles avaient presque honte des « roustes » qu’elles prenaient, mais maintenant c’est différent depuis qu’elles ont gagné quelques matchs.
Elles sont joueuse de foot à part entière pour gagner des matchs ».
Et pour finir , quelle est la présence des filles dans l’école de foot de Thomas ?
« Il y a un groupe de +/- 12 filles que l’on a inscrit au niveau U13.
De plus en plus de filles s’inscrivent à l’école de foot dès l’âge de 5 ans.
On a pris le parti de faire jouer les filles avec les gars dans l’école de foot, on est persuadé qu’elles progresseront plus vite ».